Quand les arbres meurent à Bukavu

Dossier-Afrique centrale par Cikuru Batumike

Située dans une Afrique Centrale, qui s’étend sur une dure surface de près de 11 millions de km2, la région des Grands Lacs comprend le Burundi, le Congo-Kinshasa, l’Ouganda et le Rwanda. Elle tire son nom des lacs Albert, Édouard, Kivu, Kyoga, Tanganyka et Victoria dont la superficie globale dépasse les 110.000 m². La légende confirme que cette région recouvre en plus des pays cités, le Kenya et la Tanzanie pour autant que des conditions climatiques variables les relient. Situés dans la zone de forêt dense ou de la savane, ils ont la caractéristique d’une disponibilité en eau abondante, suffisante ou peu abondante (pour ce qui est du Kenya). Ils appartiennent, dans leur immense majorité, à la zone chaude tout en présentant des nuances climatiques entre les pays ou à l’intérieur même des pays : climat équatorial, subéquatorial, tropical humide, tropical contrasté, tropical sec et montagnard. C’est aussi un ensemble géographique complexe en relation avec une hétérogénéité démographique, culturelle voire cultuelle. Leurs populations partagent des questions identiques dans leur processus d’évolution: troubles intérieurs ou guerres successives qu’on retrouve au Burundi, au Rwanda et au Congo; besoins croissants en infrastructures de transport et en soins de santé ou affrontement pour l’eau et les pâturages au Kenya, en Ouganda et difficiles conditions économiques aussi bien en Tanzanie que dans les pays sus mentionnés.

Au fil de temps, les peuples de la région ont su développer des pratiques agricoles et pastorales, adopter des habitudes alimentaires et moduler les calendriers agricoles similaires. Ils ont su gérer des difficultés identiques face aux questions économico-politiques (liens avec l’Occident) et semblent vivre les mêmes effets négatifs des conditions météorologiques sur leur qualité de vie. Difficile, dans ce cas, de dissocier la croissance économique de la consommation des émissions de gaz à effet de serre dans cet ensemble géographique complexe. Le constat. A la suite de la sécheresse, la part de terres non cultivées en Tanzanie est de plus en plus considérable. Récemment, une partie des bananeraies a été complètement décimée. Les pluies tardives, irrégulières et subitement excessives par leur quantité ont réduit les perspectives de certaines récoltes, particulièrement des haricots. Le virus de la mosaïque s’y est avéré virulent pour le manioc. Chaque année, on revient au même constat. Fait évident du réchauffement, les températures plus élevées que la normale au dessus de l’Océan indien font subir des pertes énormes à l’écosystème, contraignant les habitants des lieux à composer avec la précarité. Il n’en est pas autrement dans nombre des régions de grands lacs où se rognent, de plusieurs mètres par an, des surfaces entiers des plages (érosion).

Depuis quelques mois, dans l’Ouest de la Tanzanie, à Arusha, la saison des pluies n’a pas duré comme d’habitude. Le réchauffement s’est vite installé et contribue, encore, à accélérer l’accroissement ou la mort des arbres. Tout en perturbant la succession du calendrier des inondations, le réchauffement est devenu un voisin encombrant, qui met à mal l’équilibre des besoins humains et de la nature en Tanzanie. A quelques kilomètres de là, Bukavu (Est du Congo-Kinshasa). La saison sèche venue donne à la ville une vision d’apocalypse. Bukavu c’est la terre qui s’embrase facilement et les rues devenues le dépotoir des poubelles ménagères sous forme des reliefs indescriptibles. S’y mêlent, les eaux usées, qui pendant la période des pluies, sont entraînés vers le lac Kivu (500 mètres de profondeur). Un lac contenant des ressources de gaz naturel inexploité et du schiste bitumeux indispensable aux combustibles. Les eaux usés sont ceux rejetés par les grandes industries chimiques de la ville. Entre autres la Pharmakina, importante fabrique chimico-pharmaceutique du Congo avec ses 3000 hectares de quinquina pour la production de la quinine. Les eaux usés sont ceux des exploitations agricoles dont la concentration accrue en sel affecte les sols irrigués.

La terre s’embrase à Bukavu, elle coule à Ruhengeri

Les habitants de Bushenyi et Isoro, villes du sud-ouest de l’Ouganda, n’en peuvent plus. Les fortes intempéries, qui s’abattent, chaque année chez eux, comme sur l’ensemble des collines ougandaises, ne font que provoquer de inondations et des coulées de boue impossibles à maîtriser. Par manque de moyens, la reconstruction de certains infrastructures maintes fois promise par les autorités du pays a été renvoyée aux calendes grecques, faute de moyens. A quelques kilomètres de là, on observe des cas de dépérissement et de mortalité d’une composante importante des forêts d’altitude du Kenya. Dans le reste du pays, une grande quantité d’arbres a été touchée, donnant aux paysages l’image de désolation. A la recherche d’espaces habitables -démographie et flux des réfugiés oblige- le Burundi n’est pas mieux loti depuis que ce pays vit au rythme des pluies diluviennes destructrices des habitats, des sols et des vies humaines. Le réchauffement climatique ne fait qu’y hâter le processus de désertification galopante et par voie de conséquence, l’extinction irréversible d’espèces animales, la vulnérabilité du sol donc des récoltes à la pollution atmosphérique et la pénurie d’eau. Plus à l’Ouest, à Ruhengeri (Rwanda), les pluies ont démarré dans les délais prévus en février. Ce qui n’était pas le cas dans les circonscriptions de Nyamugali ou de Gatonde.

En général, les précipitations y sont normales. Mais des pluies excessives d’avril y ont causé d’importantes inondations et des glissements de terrain. Catastrophe inattendue, le mildiou, maladie causée par des champignons minuscules, s’est attaqué aux principales plantes de consommation courante: pommes de terre, manioc et haricots. En marge de ces éléments naturels, le Rwanda a la particularité d’avoir été marqué par sa tragique guerre civile de la fin de 1990 à 1994. L’économie agricole et les vies humaines en ont souffert. Des millions des Rwandais en sont morts. D’autres se sont déplacés vers les villes de Goma, Uvira et Bukavu, des villes de l’Est du Congo- Kinshasa, à l’écosystème déjà fragile. Trop de gens sur trop peu d’espaces. Ces vingt dernières années, ce mouvement forcé des populations a été préjudiciable aux autochtones des régions congolaises déjà frappées par les effets de la sécheresse. En effet, bien avant les Rwandais, d’autres populations (Burundi, Soudan et Ouganda) chassées, par les guerres, de leurs pays respectifs, y avaient trouvé refuge. Sur des vastes étendues de paysages collinaires multiconvexes on a vu s’ériger des cases en briques ou en paille, les tentes créées à la hâte sans plans préalables. Les petits arbres ont été ébranchés par une population en quête du bois de chauffage. L’intensification sans relâche de la mise en valeur des terres utiles aux récoltes ou ce qui en reste, ont fini par les épuiser. La consommation -en eau et nourriture- des fugitifs était déterminée non par leur revenu, mais par leur mode de vie. Certes, l’exploitation des versants des montagnes ou des marais en période sèche a permis de sauver des nombreuses vies humaines. Mais, l’augmentation du ruissellement sur les versants a fini par réduire progressivement les réserves d’eau de ses nappes phréatiques.

Des incidences sur l’écosystème.

Une grande fréquence des sécheresses ou des périodes de pluviosité excessive induit un stress supplémentaire sur l’équilibre de l’écosystème. Ce stress se traduit par un net recul de la surface des forêts et une progression de la savane. La baisse certaine de la fertilité des sols a entraîné celle de la productivité des arbres et d’autres récoltes. Ces dernières restent vulnérables à la pollution atmosphérique. Essentiellement forestière, la végétation qui s’étend tout au long de la bordure atlantique du Cameroun et du Gabon jusqu’à l’Est du bassin du Congo se rétrécit au fil des ans et reste sensible aux attaques des ravageurs et des maladies. La forêt dense humide à la flore hétérogène voit nombre de ses essences de taille moyenne ne plus fournir assez de bois, utile à l’artisanat et au chauffage domestique. L’homme se met à la recherche de ce bois où qu’il se trouve. Les ressources vitales que sont le bois et les récoltes deviennent rares. Dans ces conditions, la corrélation entre réchauffement et pauvreté ne peut être qu’effective.

Des plantes céréalières touchées.

La montée des températures, liée aux émissions de gaz à effet de serre, nuit à la capacité de plantes céréalières vitales, telles que le riz, le maïs et le blé, de fleurir et de monter en graine. Les régions productrices de café robusta (Ouganda) et de thé (Kenya) en font les frais. D’importants déficits vivriers se sont enregistrés au Rwanda en particulier compte tenu des pluies tombées tardivement vers la fin mars 2010. On sait qu’elles ont été par la suite régulières et abondantes -voire excessives- avec de la grêle et des inondations qui ont endommagé les cultures dans certaines communes (Giti, et Kiyombe). Les fortes précipitations réduit les rendements en causant des maladies des racines pour les haricots et le mildiou de la pomme de terre. Généralement semé en janvier, le sorgho a eu du mal à démarrer à cause du retard des pluies dans tout l’est, mais s’est développé normalement dans les zones d’altitude.

Le réchauffement climatique serait-il responsable d’une extension géographique ou d’une aggravation locale des maladies transmissibles, particulièrement le paludisme ? Certaines communautés scientifiques admettent que cette éventualité ne s’est pas clairement produite, le réchauffement étant un phénomène récent. Elles discutent, depuis des longues années, sur le rôle du réchauffement dans la prévalence accrue des maladies au Kenya, en Ouganda, au Rwanda et au Burundi sans parvenir à un constat consensuel. Par contre, ils admettent l’éventualité de la transmission des maladies respiratoires par la pollution atmosphérique. Le parc automobile de la région des grands lacs reste, dans sa majorité, constitué des voitures trop vieilles, sans catalysateur et polluantes, que l’Europe retire du trafic. Difficile d’enregistrer des données chiffrées sur le nombre des décès dus à la pollution de l’air ou des personnes souffrant des maladies chroniques relatives à la pollution. L’Afrique n’a pas la culture des statistiques, qui, une fois encore, exigent de gros investissements.

Maladies transmissibles ou non.

Le cheptel -bovins, ovins, caprins et petits animaux- semble, à des niveaux très réduits, concerné par le réchauffement climatique. Il a tendance à se déplacer vers des latitudes et des altitudes plus élevées cependant que devant la dégradation de la situation, des voix discordantes se font de plus en plus entendre. Une récente étude du forestier William M.Ciesla « Les effets possibles du changement climatique sur les forets Le Changement Climatique, les Forêts et l’Aménagement Forestier: Aspects Généraux. (Étude FAO Forêts – 126) » affirme: « Les conséquences de l’accumulation de CO2 sur la croissance et la productivité des arbres et des forêts ne sont pas encore claires. Des études menées en laboratoire sur les taux de croissance et la productivité des plantes cultivées dans des milieux enrichis en CO2 ont mis en évidence une augmentation du taux de photosynthèse, une diminution des besoins en eau des plantes, une augmentation des quantités de carbone piégées et une intensification de l’activité microbienne dans le sol. » l’environnement local. L’État a plus à faire dans cette recherche perpétuelle des solutions, à long terme, aux questions de réchauffement. Son objectif secondaire est de créer un trait d’union entre l’homme et la nature en l’informant ou en l’éduquant sur les limites de son action vis-à-vis de la nature. Peu de pays, justement, ont dans leurs ambitions une ligne éditoriale qui mette l’homme en condition d’observer, dans sa vie quotidienne, un comportement citoyen et de prévention. Il est même à craindre que cette absence d’optique fasse perdurer, dans certains aires géographiques africaines, des difficultés dans l’appréciation des avantages d’un espace sain. Il y a, dans la région africaine des grands lacs, un déficit de moyens matériels adaptés (pour les techniciens qui doivent s’en servir) et une stratégie d’intégration des dimensions environnementales (et le comportement nécessaire à sa gestion) au niveau de l’éducation socio-familiale. Mais ne soyons pas tout à fait pessimistes. Il y a lieu de reconnaître qu’à l’échelle régionale, des pistes existent propres à faire face au réchauffement. L’ouverture du Secrétariat de l’Initiative pour le bassin du Nil à Entebbe (Ouganda) en septembre 1999 a amené nombre des pays de la région des grands lacs à reconnaître la nécessité de trouver une solution concertée et global à ce problème.

Que peut ou doit faire l’Afrique des grands lacs ?

L’empiétement, par le réchauffement, des espaces verts , remet en question tout un mode de vie qui se pratique depuis des siècles dans la région des grands lacs. Les habitants des milliers de collectivités sont contraints d’adapter leur manière de vivre à l’inexorable progression des terrains secs, aux cours d’eau qui s’érodent et aux rivières qui changent de cours. Plus que jamais, ils en appellent à des stratégies réelles et des techniques appropriées aux réalités locales. Et qui n’ont rien à voir avec des logomachies des ONG qui, maintes fois, privilégient les aspects politiques et les stratégies mondialistes, masquant l’absence de actes concrets. Que faire face au réchauffement et ses conséquences ? L’environnement en général reste un patrimoine mondial qui mérite d’être géré globalement comme n’importe quel élément garantissant la saine vie de l’espèce humaine. Il exige un plan de travail à son aménagement, à base d’un inventaire préétabli (cartographie, statistiques, estimation des surfaces en faisant intervenir pédologues, écologistes, botanistes, politiques). Les ONG, les institutions chargées de la protection de la nature ou ce qu’il en reste, doivent resserrer les liens avec les communautés scientifiques et les États autour des programmes appelés à renforcer la recherche et le perfectionnement de modèles adaptés à l’amélioration de qualité de l’eau dans la région. Le secrétariat espère résoudre les problèmes de conservation des terres, notamment leur désertification.

L’Initiative pour le bassin du Nil voudrait, ni plus ni moins, appliquer un programme décliné en plusieurs points autour du développement durable du fleuve. A l’augmentation du rendement agricole par des projets d’irrigation à petite échelle et la retenue de l’eau de pluie s’ajoutent la sauvegarde des principales cultures, de l’élevage, de la pêche, de la transformation des aliments, de la qualité des sols voire du commerce de marchandises. En effet, l’Initiative pour le bassin du Nil s’inscrit au développement, à moyen terme, de la pêche sur le Lac Albert, commun à l’Ouganda et à la République démocratique du Congo (RDC). Le secrétariat prévoit un cadre de coopération pour la gestion des ressources en eau dans le bassin de la rivière Mara, traversant le Kenya et la Tanzanie. Il s’engage à la mise en commun par le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et le Burundi des efforts pour gérer, de manière intégrée, les eaux du bassin de la rivière Akagera. Une solution toute trouvée à la lutte contre la jacinthe d’eau dans ce bassin et pour la mise en exécution du projet hydroélectricité de Rusumo. L’initiative se propose, dans le domaine de l’énergie, le renforcement des interconnexions existantes entre le Kenya et l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda ainsi qu’entre l’Ouganda et le Rwanda. Fleuve le plus long du monde (6 825 kilomètres), le Nil arrose une vaste superficie du continent africain et fait vivre des millions de personnes. Le Nil traverse des forêts tropicales et des forêts-parcs, passe par des lacs et des marécages, pénètre des savanes et des déserts. Son potentiel en terme d’hydroélectricité, de pêche, du tourisme, de navigation et d’irrigation- est aussi gigantesque que les problèmes qui l’assaillent. Le bassin s’étend sur 10 pays, accueille 250 millions de gens, parmi les plus démunis de la terre. De nombreuses zones de la région connaissent déjà des pénuries d’eau potable. L’Initiative pour le bassin du Nil regroupe le Burundi, l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Soudan et la Tanzanie. Il a été rendu possible grâce à un partenariat régional financé et appuyé par la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Italie, les Pays-Bas, la Finlande, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Norvège, la Suède et d’autres organisations, à l’intérieur duquel les pays riverains du Nil.

Actions de proximité sans volonté internationale.

C’est l’un des éléments le plus sûr de ce désastre que vit la planète: le coût global du réchauffement climatique pourrait atteindre d’ici 2050 quelque 300 milliards de dollars par an. Publiées par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à l’occasion de la dernière rencontre des agences d’environnement des Emirats et le PNUE à Abou Dhabi, ces estimations interpellent et inquiètent. Elles traduisent non seulement le déséquilibre entre la nature et les besoins de l’espèce humaine, mais également l’ampleur d’une situation annoncée. En l’absence des moyens appropriés et de la volonté politique, les populations civiles se contentent des demi-mesures de responsables d’industries et de pouvoirs sans trop céder à la panique. Le projet de gestion des eaux du bassin du Nil devait rassurer. Il permet de croire en la capacité des Hommes d’éviter le pire. Une goutte d’eau dans l’immense océan où se reflète l’insoutenable et injuste image de la fracture Nord-Sud. Conférences mondiales, protocoles, conventions, rapports et autres sommets contre le réchauffement de la planète sont toujours à l’image de la confrontation entre les pays en développement prospères et les pays démunis. La décision de la nécessité de réduire les gaz à effet de serre divise le globe. Dans leur course effrénée à la rentabilité -sous couvert du bien-être de leurs populations- les pays riches font fi de toute éthique.Condamnés à subvenir aux besoins de l’industrie et de l’agro-industrie en mesure de satisfaire des modes de vie axés sur le marché et la surconsommation ils continuent de produire en abondance. Un poids énorme sur les sources d’énergie non renouvelables et les ressources minérales. Les sous-produits de cette consommation -y compris la pluie acide, le gaz, les déchets toxiques et autres accumulation des ordures- ont démontré leurs conséquences néfastes sur l’environnement.

Dans la chronologie des mesures proposées, depuis la première description en 1827 de « l’effet de serre » par le mathématicien et physicien français Jean-Baptiste Fourier à une récente Conférence des Nations Unies  sur les changements climatiques à New Delhi, les décideurs voient leurs chaussures s’engluer, à chaque fois, dans la boue. Ce qui retarde leurs avancées et relègue aux calendes grecques leurs intentions affichées. Les États-Unis d’Amérique (premier pollueur mondial avec un quart des émissions) signataire de l’accord de Kyoto, refusent de s’engager à diminuer de manière vive leurs émissions de CO2. L’Europe s’oppose à la mise en oeuvre par les USA des permis d’émission négociables. Les pays en voie de développement -qui contribuent moins aux émissions de gaz à effet de serre et principaux victimes de ses effets négatifs- refusent de réduire leurs émissions si les pays riches ne donnent pas l’exemple. A ce rythme là, on ne peut qu’assister impuissants à notre propre auto-destruction et à la progression irréversible des effets néfastes du réchauffement climatique. Et à vivre dans des zones d’ombre entretenues par plusieurs communautés des scientifiques qui face au réchauffement climatique avancent quelques incohérences du genre « La vigueur accrue des arbres et des forets poussant dans un milieu à forte concentration de CO2 pourrait les rendre plus résistants aux attaques des insectes et des maladies. Un taux élevé de CO2 pourrait être bénéfique à la santé et à la productivité des plantes en modifiant leur morphologie et leur physiologie au détriment des organismes pathogènes ».

cikuru batumike

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